Une journée active

L’observation se déroule durant une journée au cours du mois de novembre. Nous sommes actuellement en confinement depuis environ 3 semaines. Je réalise donc mon observation dans mon appartement étudiant situé dans une grande ville. J’habite dans un immeuble dont la construction est très récente. On y trouve une résidence étudiante du premier au sixième étage. Les 3 étages suivants sont principalement composés d’appartements pour les étudiants et les derniers étages sont composés de plus grands appartements pour des personnes plus aisées. J’habite au huitième étage. 

Je me suis réveillée à 7h30 environ ce matin. Je n’avais pas mis de réveil, ce sont mon chat et le bruit des voitures dehors qui m’ont réveillée. La première chose que j’ai faite est de ranger des choses qui trainaient par terre, comme des vêtements de la veille et de la vaisselle car j’avais mangé dans mon lit la veille. Je suis ensuite allée prendre une douche chaude en mettant de la musique avec une petite enceinte JBL. J’ai d’abord laissé la même musique en boucle car c’était une musique que j’aimais bien. Lorsque j’ai fini ma douche, j’ai mis ma playlist en aléatoire. Ensuite, je me suis habillée de manière confortable. Je portais un pantalon ample noir, un sous-pull et un sweat violet par-dessus. J’ai aussi mis des chaussettes car je n’avais pas allumé le chauffage dans mon appartement et j’avais froid. 

Vers 8h30 j’ai reçu un appel que j’attendais depuis quelques jours, j’ai ressenti un sentiment d’excitation. J’avais commandé une paire de chaussures et j’attendais avec impatience de les recevoir. Je suis donc descendu dans le hall pour le récupérer. Lorsque je suis arrivée, il y avait plusieurs colis posés par terre et le livreur était à l’entrée. Nous avons échangé des formules de politesses, il m’a désigné lequel était mon colis et je suis remontée. J’ai tout de suite déballé mon colis. J’ai essayé les bottes et j’ai commencé à marcher avec dans mon appartement. J’étais comme une enfant qui reçoit un cadeau car j’étais très contente. 

Je les ai donc gardés au pied même si je restais chez moi et j’ai allumé mon ordinateur pour regarder ce que j’avais à faire. J’ai directement commencé par rédiger le début de mon observation. Mon enceinte défile toujours les musiques, mais avec un volume sonore plus faible. 

Vers 9h30, je décide de sortir pour aller à une boutique de location de vélo et aller chercher du matériel dont je vais avoir besoin pour travailler. Depuis le début de l’année, je travaille au point d’accueil étudiant à l’université. Mais avec le confinement, le bureau a fermé. Ils nous ont donc récemment proposé de travailler en tant que « brigade sanitaire » pour encadrer les examens qui se déroulent en présentiel à l’université. Notre rôle est de faire respecter les mesures de sécurité, rappeler le port du masque, mettre du gel hydroalcoolique aux étudiants etc. Et donc, il fallait que je récupère mon badge et un gilet jaune. Avant de partir, j’ai d’abord appelé la boutique de location de vélo pour savoir s’il était possible de venir pour faire réviser mon vélo. On m’a confirmé que c’était possible. Je me rappelle avoir eu un petit sentiment de stress pendant l’appel car appeler les gens peut me mettre mal à l’aise. Ensuite, j’ai décidé de me changer car je voulais sortir avec une tenue plus adéquate. J’ai enfilé un Jean noir et changé mon pull. J’ai remis mes nouvelles bottes noires et mis une veste en jean. J’ai ensuite vérifié que j’avais tout ce qu’il me fallait pour sortir, c’est-à-dire : mes clefs, mon téléphone, mon masque en tissu, mes gants, mon bonnet, un sac tote-bag et mon porte-monnaie.  

J’ai alors pris l’ascenseur, car 8 étages à pied c’est assez long et épuisant, j’ai pris mon vélo et je me suis dirigé vers la boutique. Le trajet m’a pris environ 5mn. J’avoue que j’ai peu prêté attention à l’environnement lors du trajet car je prends le vélo quotidiennement et j’effectue les trajets un peu machinalement. Il faisait assez froid, d’où la nécessité des gants. J’ai remarqué qu’il y avait beaucoup de circulation, ou du moins autant de circulation que lorsque nous n’étions pas en confinement. 

Lorsque je suis arrivée à la boutique, il y avait deux personnes derrière un comptoir. L’un d’eux s’est dirigé vers moi et a pris mon vélo. Le contrôle a été très rapide, entre 5 et 10mn. Pendant ce temps, nous avons très peu échangé, ils m’ont juste posé des questions techniques à propos du vélo. 

Ensuite, j’ai repris mon vélo et je me suis dirigée vers le lieu où je devais retirer mes mon badge et mon gilet jaune. J’ai regardé le GPS car je n’y étais jamais allée auparavant. Je savais que c’était proche de l’université mais pas où exactement. J’ai donc regardé le GPS une fois avant de partir pour regarder quel chemin prendre depuis la boutique et une autre fois lorsque j’étais près de l’université. Sur le chemin, je me rappelle avoir vu un slogan en gros accroché sur les fenêtres d’un bâtiment. C’était « labo en lutte, non à la LPPR ». Quand je suis arrivée, j’ai observé que c’était un bâtiment de taille moyenne. Je suis entrée et j’ai croisé deux personnes. La première était un homme et m’a questionné sur la raison de ma venue, il a ensuite appelé sa collègue car c’est elle qui s’en occupait. Elle m’a emmené dans une pièce où il y avait le matériel dont j’avais besoin. Nous avons un peu échangé, elle m’a demandé quand est-ce qu’on commençait à travailler et m’a rappelé de « bien me couvrir » quand je travaillerai. Cet échange a duré à peine 5 minutes puis je suis partie. J’ai repris mon vélo et je suis rentrée chez moi vers 10h30. 

Ensuite, je suis allée me renseigner sur mon ordinateur pour retourner un colis. J’ai fait les démarches demandées mais j’ai rencontré un problème car il fallait imprimer le bordereau sauf que mon imprimante n’a pas marché. Cela m’a irrité car je suis peu patiente. J’ai donc cherché une solution et j’ai finalement réservé un créneau à la bibliothèque des langues de l’université à 13h pour aller imprimer mon document. 

A ce moment il est environ 11H45 et j’hésite entre commencer à travailler sachant que je vais ressortir dans une heure ou faire autre chose. J’ai opté pour la seconde option et j’ai décidé de me maquiller. J’ai donc sorti ce dont j’avais besoin : des pinceaux, ma palette de fards à paupières, du scotch et mon miroir. Je me suis installée à mon bureau car c’est le seul endroit où je peux être assise avec de l’espace devant et une bonne lumière car il juste à côté de la fenêtre. Mon maquillage se résume à mettre du fard à paupières. Le choix des couleurs s’est porté sur du jaune et du vert, des couleurs que je n’avais pas encore essayées ensemble. J’ai donc commencé par mettre du scotch en dessous de mes yeux pour bien dessiner la ligne du fard à paupière. J’ai ensuite appliqué du jaune sur le haut de la paupière, puis du vert en dessous en faisant en sorte que les deux couleurs se fondent pour donner un rendu homogène. J’ai rajouté du fard à paillette vert dans le coin de mon œil et j’ai enlevé le scotch pour voir le rendu. Je me regarde perplexe dans le miroir car je n’aime pas vraiment le rendu final. Au final, je décide de l’enlever. 

Je regarde l’heure et il est 12H40 environ, je décide de rassembler mes affaires pour aller imprimer mon papier. Je prends les mêmes affaires énoncées tout à l’heure pour sortir. Là aussi, je réalise que je fais le trajet assez machinalement car je le fais presque tous les jours. J’arrive donc à la bibliothèque vers 13h. Il y a une femme derrière un bureau à l’entrée, je me dirige vers elle et lui demande si c’est bien possible d’imprimer ici, elle acquiesce. Je me dirige donc vers la salle pour imprimer, j’ouvre la porte, une femme est déjà à l’intérieur, elle m’indique qu’elle a bientôt terminé. Je referme la porte et attends à l’extérieur car la pièce est petite. J’attends environ cinq minutes, elle sort, je rentre et j’essaye d’imprimer. Au bout de cinq minutes à essayer de trouver comment faire, je retourne voir la femme à l’accueil car je n’y arrive pas. Elle ne peut pas trop m’aider, du coup elle appelle une collègue, qui se trouve être la même femme qui était juste avant moi en train d’imprimer. Elle essaye de m’aider mais rencontre des difficultés donc elle appelle un autre collègue. Il m’explique comment procéder et m’accompagne dans la démarche jusqu’à la fin. Cet imprévu m’a un peu irrité car je n’avais pas prévu de rencontrer autant de difficultés, mais j’étais tout de même reconnaissante que des personnes soient là pour m’aider. 

Je me suis ensuite dirigée à vélo vers le restaurant universitaire. C’est ici que je vais chercher quasiment tous mes repas depuis le confinement. Ils nous permettent de prendre à emporter et ainsi de limiter les contacts. Les échanges sont très brefs avec le personnel, juste des échanges de politesses et sur ce que l’on souhaite prendre car il y a souvent plusieurs plats proposés. Les membres du personnel ont une tenue de travail mais celle-ci est différente selon les personnes. Je suppose que la différence se fait entre les cuisiniers qui portent une tenue blanche et les personnes qui nous servent qui portent une tenue grise/rouge. Je parle de cuisiniers au masculin car j’ai toujours aperçu des hommes avec cette tenue. De plus, je peux les voir car l’espace derrière le self est ouvert sur les cuisines et on les voit souvent faire des va et vient. Le personnel est assez jeune, je suppose qu’ils ont presque tous la trentaine. 

Je reprends mon vélo pour rentrer chez moi. Je m’installe sur mon bureau pour manger. Je commence par manger le plat tant qu’il est encore chaud, puis l’entrée et le dessert. En même temps, j’allume mon ordinateur et me connecte sur Big Blue Button pour mon cours de statistiques de 14h à 16h. Le cours commence, je suis en train de finir de manger. 

Ensuite, je m’installe dans mon lit pour suivre le reste du cours pour être plus confortable. Le cours se déroule de la manière suivante : la professeure fait défiler un diaporama avec toutes les infos nécessaires tout en le commentant. Je ne note rien car nous avons accès à ce diaporama sur Moodle. Pendant le cours, je suis parfois distraite par mon téléphone car je reçois des notifications. A un moment, la voix de la prof se coupe et nous n’entendons plus rien pendant cinq à dix minutes. Des étudiants écrivent des messages sur le chat pour demander ce qu’il se passe mais pas de réponses de la prof. En attendant son retour, je m’occupe donc sur mon téléphone. La prof revient quelques temps après, elle nous informe qu’elle a eu des problèmes de connexion et continue son cours. Elle termine ce cours aux alentours de 15H30 car elle avait fini et personne n’avait de question. 

Sachant que j’ai un cours à 16h, je profite de cette demi-heure de libre pour me renseigner sur comment renvoyer un colis. Je me renseigne d’abord sur comment faire pour le renvoyer de sa propre boite aux lettres comme me l’indiquer un mail mais voyant que mes recherches n’aboutissent pas je décide d’aller déposer mon colis à la poste après mon cours d’anglais. 

Le cours débute à 16h. Dans ce cours, le prof nous demande de participer activement via notre micro ou le chat. Ainsi, il nous pose parfois des questions et organise un travail par groupe de 2 vers la fin de la séance. Nous avions 12mn de préparation et devions parler 2/3 minutes pour présenter un sujet. Ma camarade a rencontré des problèmes avec son micro donc c’est moi qui ai présenté notre travail. Néanmoins, à la fin de ma présentation, le prof m’indique que l’on m’entend difficilement avec mon micro. La communication est parfois difficile via Big Blue Button lorsque notre matériel n’est pas adapté. Sinon globalement, pendant les cours sur bbb, j’entends clairement la voix des profs. Néanmoins, c’est difficile de décrire l’ambiance d’un cours à distance car on entend seulement des voix ou on voit des messages écrits. Ce mode de communication permet très peu de faire transparaitre des sentiments quelconques. Parfois notre professeur montre légèrement qu’il est agacé lorsque personne n’ose prendre la parole. Mais c’est difficile de voir ce qu’il se passe du côté des étudiants car justement il n’y a pas de réponses et on ne les voit pas physiquement. 

Lorsque mon cours termine, je me prépare pour aller à la poste. Je prends toujours les mêmes choses pour sortir. Cette fois-ci je ne prends pas de sac car le colis ne rentre pas dedans, je le mets donc dans mon panier situé à l’avant du vélo. La poste se situe à 2/3 minutes à vélo. Mon déplacement se fait de nuit. Lorsque j’arrive au bureau de poste une femme se tient à l’entrée et m’ouvre la porte tout en me disant bonjour. Elle ne fait pas partie du personnel car elle n’a pas de signe distinctif, je suppose que c’est une femme sans-abris. Lorsque je rentre à l’intérieur, une femme cette fois-ci faisant partie du personnel m’accueil. Nos échanges sont brefs et se basent sur le renvoi du colis. 

Lorsque je rentre ensuite chez moi, je me pose sur mon lit et regarde des épisodes de la série « The Vampire Diaries » jusque 19h. A cette heure-là, je me reprépare pour aller chercher à manger au restaurant universitaire. Le trajet et la récupération du plat à emporter se fait comme d’habitude. De retour chez moi, je m’installe dans mon lit pour manger devant ma série. Manger est parfois compliquer car mon chat essaye de manger mon plat donc je dois souvent le pousser. Lorsque je finis de manger. Je mets en pause ma série pour ranger les restes de mon repas. J’en profite pour me mettre en pyjama et me brosser les dents. Je me remets dans mon lit et je regarde ma série jusque environ 23h, l’heure à laquelle je me couche. 

Je constate que cette journée a été anormalement remplie car d’habitude je ne fais pas autant de choses. Je me suis beaucoup déplacée alors que normalement je me déplace juste pour aller chercher à manger le midi et le soir. Du coup, le soir j’étais assez fatiguée. J’étais contente de pouvoir avoir un moment pour me poser et ne rien faire le soir.

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