Novembre dernier, l’alarme de mon téléphone sonne à 7h40. Elle me réveille mais je reste au lit et elle sonne à nouveau 10 minutes plus tard. Je me lève alors pour quitter la chambre que je partage avec P. (ma petite amie, anglaise, 19 ans), qui reste à moitié endormie. Il fait froid dans la grande maison dans laquelle nous vivons, dans un village au Nord de Strasbourg, non loin de la commune d’Haguenau. Je mets donc un peignoir bleu dans le noir puis descends, peu motivé pour la journée à venir : elle est particulièrement chargée en cours.
En bas de la table de la cuisine, des gaufres restantes du dessert de la veille au soir. Je m’assois sur la chaise la plus proche de l’entrée de la pièce, face au banc d’angle et mange une gaufre avec du beurre de cacahouète, une combinaison que je n’avais jamais testée jusque-là. J’attends le début de mon cours en ligne, sur mon ordinateur que j’avais laissé la veille sur la même table. Notre chat est en train de dormir sur le radiateur à ma gauche pendant que je suis assis sur la table de la cuisine. A 8h24, ma sœur, (20 ans) descend de sa chambre, habillée d’un survêtement de sport, pour venir dans la cuisine et boit de l’eau, puis remonte, sans un mot, l’air endormie.
Je suis le cours assidument, bien qu’étant distrait à plusieurs reprises par mon téléphone.
A la fin de la leçon à 10h, je remonte dans ma chambre pour trouver P. qui vient de se réveiller et qui redescend avec moi, vêtue de son pyjama et d’un de mes pulls gris par-dessus. Je m’installe à la table du salon, pendant qu’elle s’occupe de son hamster à côté, dans le coin de la pièce près de la porte. Elle s’exclame à plusieurs reprises et me décrit avec enthousiasme les actions du hamster. En effet, elle ne le possède que depuis un mois et il était resté peureux jusqu’ici. Je m’attelle à un de mes cours, pour lequel je dois lire plusieurs longs documents. Après quelques minutes, P. va chercher son ordinateur et s’installe à ma droite. Elle ne s’en sert finalement pas jusqu’à 10h45 mais écrit à ses amies sur Messenger via son téléphone.
J’ai du mal à rester concentré sur le cours. Je fais une pause à 10h50, où je prends mon téléphone et regarde une vidéo sur YouTube. Je change ensuite d’endroit en espérant y trouver plus de motivation pour travailler. Je m’assois alors sur un des deux canapés blancs du salon, garni de coussins et d’une couverture rose, faisant face à l’entrée de la maison, visible à travers la porte vitrée.
Ma sœur descend dans la cuisine et P. la suit à son arrivée pour lui parler. Elles se font du thé. Je n’entends pas distinctement de leur conversation de là où je me trouve mais je comprends qu’elles parlent sur un ton détendu de sujets variés tels que se faire un tatouage, adopter un lapin, les cours, l’anxiété…
P. monte ensuite à l’étage pour s’habiller.
A 13h, ma mère, M., 57 ans, arrive à la maison. Elle revient de son travail de professeur dans un collège. Dès son entrée, elle nous dit « coucou ! » sur un ton enjoué puis discute à la cuisine avec ma sœur et P qui était redescendue. Cette dernière porte maintenant une longue jupe verte en forme de cloche et un pull beige. Ma mère, tout en parlant de sa journée au collège, réchauffe des pâtes bolognaises au micro-ondes.
Ma sœur, P. et moi mettons la table après que ma mère M. nous a informé que le repas était prêt. Je m’éclipse ensuite rapidement pour m’habiller dans ma chambre, car cette dernière n’apprécie pas que nous soyons à table en pyjama. Je remets des habits qui traînent dans la chambre, sur mon lit, un t-shirt blanc couvert d’un pull et un jeans.
La conversation à table, où nous sommes de bonne humeur, tourne autour du collège, des élèves, des problèmes administratifs et du numérique. Pendant ce temps, la télévision, allumée par ma mère, est réglée sur la chaîne BFMTV sans que nous ne prêtions beaucoup attention aux informations diffusées, qui traitent du procès de Nicolas Sarkozy.
P., ma sœur et moi débarrassons ensuite la table et vidons le lave-vaisselle.
Après le repas, je retourne au canapé où j’ai laissé mon ordinateur et je continue de lire un de mes cours. Je me rends cependant compte que je suis déjà en retard de 30 minutes pour mon cours suivant, que je rejoins en ligne.
P. vient s’assoir à côté de moi pour travailler son cours de psychologie, ma sœur quant à elle s’installe sur l’autre canapé. Elle dessine un lion sur sa toute nouvelle tablette, dans le but de réaliser un livre pour enfants avec P, ma sœur montre régulièrement les avancées de son dessin, qui provoquent l’enthousiasme de P., et qui m’impressionnent face à mon peu de talent pour le dessin.
A 16h, P. appelle une de ses amies, en mettant des écouteurs sur son téléphone. Je monte dans ma chambre peu après, ayant à écouter une vidéo pour la leçon de langue et n’ayant pas d’écouteurs, légèrement agacé d’avoir à bouger pour travailler. M’étant couché sur le lit gonflable installé pour la venue de P., je traîne sur mon téléphone après avoir regardé la vidéo, jusqu’à 17h, où je rejoins le cours en ligne. Il s’agit surtout d’un exposé des modalités pratiques de l’examen et de révision des cours précédant, qui se termine donc tôt (vers 17h30).
Je redescends au salon où je retrouve P., toujours assise sur le canapé et en train de discuter au téléphone avec son amie, lui donnant des conseils à propos de ses relations amoureuses, ce qui me fait sourire. P. raccroche finalement vers 17h50, et monte dans notre chambre
Je m’assois à la table du salon et me connecte à mon dernier cours en ligne de la journée. Nous discutons à propos des résultats d’un travail pratique que nous avons eu à faire. Ma sœur arrive peu après et s’assoit à un des deux canapés du salon sans un mot. Je suppose qu’elle vient d’arrêter de travailler pour la fac (elle s’installe d’habitude à la cuisine pour ce faire). Après une heure de cours, à 19h, je me rends compte que la discussion ne requiert que peu de mon attention. Je change donc de place pour m’installer au bureau, devant l’ordinateur fixe familial, tout en suivant le cours sur mon téléphone. Je lance le jeu vidéo War Thunder et joue deux parties de 5 minutes environ avant de le refermer, tout en écoutant parallèlement le cours et participant à plusieurs reprises. A 19h45, ma mère, qui cuisinait jusque-là, annonce que nous pouvons mettre la table, ce que j’entends ma sœur et P. faire. Le cours se termine à 19h50. Je rejoins alors les autres à table. Nous mangeons du gratin de pâtes avec des brocolis. Après le repas, ma mère, se dirige rapidement dans le bureau pour préparer ses cours du lendemain. P. et moi nous installons sur le canapé du salon le plus proche de la télévision. Ma sœur, quelques minutes plus tard, se couche sur l’autre. On choisit de regarder la suite de la série « Altered Carbon » sur Netflix, dont P. et moi avons déjà vus les premiers épisodes, mais pas ma sœur. Après cela, P. et moi montons dans la salle de bain, nous brossons les dents et nous couchons. Ma sœur, reste quant à elle au salon.